Habillement,  Habillement Féminin

La revue de mes robes Quintessence

A travers cet article, je vous propose de découvrir les robes de chez Quintessence ; j’ai trois robes de cette marque, et je trouvais intéressant de vous en faire la revue après deux ans à les porter régulièrement. 

Coupes, compositions, qualité du vêtement à long terme : qu’en est-il ?

J’ai connu la marque Quintessence sur Vinted à l’époque où je cherchais une robe ample et longue après ma deuxième grossesse. Je suis tombée par hasard sur le modèle Jeanne, une robe longue en tweed de coton à chevrons, manches 3/4.

La robe Jeanne

Cette robe m’a séduite : le tissu est épais, se tient, c’est un tweed 100% coton et les couleurs de la robe n’ont pas bougé depuis que je la possède, pourtant c’est celle que j’ai le plus porté. C’est un M de chez Quintessence, ce qui correspond plutôt à un L standard.
J’ai beaucoup porté cette robe avec un gilet, pour la cintrer. C’est une bonne pièce d’automne-hiver car elle tient chaud (je la porte avec un col roulé ou un chemisier en dessous car elle est moins confortable sinon, nous allons y venir dans la suite de cet article). Elle a des poches d’une taille suffisante pour la vie quotidienne. Le seul détail que je n’aime vraiment pas, ce sont les boutons en plastique, que je compte remplacer prochainement car de toute manière, ils tiennent assez mal. 

Cette robe Jeanne m’a donné envie de racheter des pièces chez Quintessence. J’ai donc acheté la même robe Jeanne en bleu marine en taille S (ce qui convient donc plutôt pour un M) sur Vinted, et la robe Célestine (évidemment) sur le site Quintessence lors des soldes, également en taille S.

Malheureusement, avec ces deux robes, j’ai été plutôt déçue ; la robe Jeanne bleu marine a beaucoup moins de tenue, le tissu est plus fin et s’est quelque peu délavé. De plus, elle m’engonce comme si elle était trop petite, et n’est pas du tout adaptée à une poitrine forte.
Les robes Quintessence sont pour certaines taillées pour être portées à l’endroit et à l’envers : cela semble une bonne idée au premier abord, mais dans la pratique, la forme d’un dos n’est pas celle d’un buste et cela donne un effet assez désagréable de col qui remonte sur le cou et tire en arrière. Cette sensation de vêtement à l’envers est présente des deux côtés de la robe… C’est pourquoi je ne porte jamais mes robes Quintessence sans rien pour me protéger au niveau du col : un chemisier est idéal en dessous car cela le maintient beaucoup plus en place. Cet inconfort est moins flagrant sur la robe la plus large, mais sur la bleu marine qui est une taille en dessous, c’est vraiment gênant, à tel point que je ne la porte simplement plus. J’ai aussi constaté une fragilité au niveau des boutons (en plastique, encore une fois) cousus d’une manière vraiment sommaire ; deux d’entre eux ont sauté assez rapidement.

La robe Célestine

La robe Célestine est bien mieux coupée : elle n’est pas conçue pour se porter dans tous les sens, elle a un vrai endroit et un vrai envers. Cette robe a un boutonnage par pressions sur le devant, ce qui est pratique pour allaiter. Elle a des manches longues, et est bien confortable au niveau de la coupe.
Ma déception pour celle-ci réside dans la qualité du tissu : c’est un faux-tartan de coton (imprimé) très fin, qui se plisse et froisse facilement. Il s’est délavé assez vite. Pour le prix, je suis déçue, surtout que le tissu est bien trop fin pour résister à la puissance des pressions de la fermeture : en deux mois, le tissu s’est totalement déchiré au niveau du boutonnage. J’ai depuis tout ce temps fait plusieurs réparations, mais j’ai dû coudre autour du boutonnage sur le bas pour que les pressions ne puissent plus être ouvertes aux endroits fragilisés.

Qualité du tissu (coton imprimé) et fragilité du boutonnage

Marine, la créatrice, m’avait proposé de renvoyer la robe pour remplacer les pressions défectueuses car je l’avais contactée pour signaler qu’un des boutons pressions s’était cassé et décousu peu de temps après avoir reçu la robe. Voici un point tout à fait positif : le service client de cette marque est excellent et très réactif.
Malheureusement, avant que je n’aie eu le temps de la renvoyer, c’est une énorme déchirure qui s’est créée. J’ai donc réparé la robe moi-même. Si j’ai été agréablement surprise par le service et la communication de la marque, la qualité des tissus cependant est trop aléatoire ; on peut avoir de bonnes surprises comme de très mauvaises. Je pense que la créatrice se fournit en tissus qu’elle trouve jolis visuellement, sans étudier en détail la composition des encres, l’origine des fibres ou leur nature.

Quant à l’idée d’un vêtement sans endroit ni envers, si elle peut être alléchante, elle n’est simplement pas réalisable : pourrions-nous imaginer un soutien-gorge sans endroit ni envers, pouvant être porté des deux côtés ? Non, bien sûr ; et c’est le même raisonnement qu’il faut tenir pour une robe. Soit on se retrouve avec la boutonnière au ras du cou avec une sensation d’être tirée en arrière et une sorte de décolleté dans le bas de la nuque, soit au contraire on a le cou comme serré et un boutonnage trop bas dans le dos qui donne une sensation de tiraillement.

C’est donc un bilan mitigé pour cette marque, que je ne rachèterai pas (à moins que plusieurs aspects évoluent), mais qui m’aura permis de comparer avec des marques plus confortables à mon goût dans le style minimaliste : je pense à Son De Flor, KnockKnock Linen, Little Women Atelier ou encore Art Visible
Ma robe KnockKnock Linen est très similaire au niveau de la coupe (ligne ample, avec boutonnage et poches, encollure ronde), en 100% lin de très bonne qualité avec des boutons en coco, ce qui est bien plus agréable que du plastique. Les poches sont également plus profondes et la construction plus solide.

Un discours éco-responsable et des vêtements contenant du synthétique.

L’encart « promesses » et les deux premières pages produit sur lesquelles j’ai cliqué pour cet hiver

C’est ce dernier point qui m’incite, d’une part, à ne pas racheter de vêtement de cette marque pour le moment, et d’autre part à rédiger cette revue.
En effet, la marque promet un engagement en faveur de l’écologie et met en avant le fait que l’industrie textile soit la plus polluante ; on comprend donc par là que l’achat d’une robe Quintessence est un achat responsable, qui ne nuit pas à l’environnement.
Or, les robes d’hiver en tartan de l’an dernier contenaient toutes du polyester et certaines robes d’hiver de la collection actuelle en contiennent également : on ne peut donc pas qualifier la marque d’écologique. L’atelier de confection est bien français, mais l’origine des tissus n’est pas clairement indiquée. 

Certaines pièce peuvent peut-être être considérées comme écologiques (comme certains des tissus au mètre, paradoxalement) mais la plupart ne le sont pas : en effet, le coton conventionnel (non biologique), la viscose et les autres matières synthétiques (telles que le polyester, le polyamide, l’acrylique, le nylon, le lycra…) ont un impact désastreux sur l’environnement. Pourtant, il y en a dans plusieurs vêtements de chez Quintessence.
Cela signifie qu’une robe en moitié polyester de chez Quintessence relâche à chaque lavage des milliers de microfibres synthétiques, participant à la principale source de pollution des océans : les microplastiques. Une marque décriant l’aspect polluant de l’industrie textile ne devrait pas, en principe, y participer (qui plus est en utilisant la matière la plus polluante de toutes).

De plus, la marque vend au détail certains de ses tissus viscose et ses boutons en plastique (dont des boutons en polyester imitation bois…) mais également des tissus en coton biologique ou en lyocell : pourquoi ne pas plutôt utiliser ces derniers dans la confection des robes ? Ce serait alors réellement intéressant pour l’impact écologique de la marque.

Pour clore tout de même sur une note positive, les robes Quintessence sont très faciles à trouver sur Vinted : en effet, la créatrice de la marque possède elle-même un compte, en plus des nombreuses pièces revendues par des particuliers. D’ici quelques temps, vous y trouverez certainement les miennes.

Et vous, avez-vous déjà testé les robes Quintessence ?

J’ai 27 ans. Passionnée d’art, j’ai repris le dessin en 2019 après une longue pause. J’aime énormément chiner, me rendre chez les antiquaires et sur les brocantes ; les vieux manuels d’étiquette et les livres anciens de dames que l’on peut avoir la surprise d’y trouver sont pour moi de vrais trésors. Ayant suivi une formation dans le conseil en image et l’univers de la beauté, je m’intéresse à l’art du savoir-vivre au féminin. Je partage avec vous mes découvertes, expériences et conseils en matière de codes, de mode et d’élégance mais aussi de beauté. Vous trouverez dans mes articles des conseils pour vivre sereinement sa Féminité, s’épanouir et prendre soin de soi.

2 Commentaires

  • Eva T

    J’avais moi aussi une robe que j’ai revendue pour la même raison que vous : impression de « vêtement à l’envers » des deux côtés. Mais avec une autre, pas de souci, ça dépend vraiment des coupes.
    Ce que vous dites sur l’aspect écologique me laisse songeuse!

    • Aurélien Brunon

      C’est fréquent j’imagine, cela pourrait expliquer pourquoi on trouve principalement les robes à la revente, et beaucoup moins les jupes ou les pantalons.
      Et oui, le greenwashing peut se trouver partout y compris chez de petites sociétés françaises… C’est bien dommage !

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *